Greg Patton, accro aux émotions sportives

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Les universitaires américains sont emmenés, à ce Master’U par un entraîneur prestigieux qui a coaché parmi les meilleurs joueurs de l’histoire du tennis.

Quel est le point commun entre Jim Courrier, Michael Chang, Andy Roddick et Pete Sampras ? A un moment de leur carrière, ils ont été encadrés par Greg Patton. Ce longiligne entraineur avec sa casquette donne toujours de la voix dans le tennis. Pendant trois jours, il est aux commandes de l’équipe universitaire américaine, en finale de ce Master’U contre la Russie. «  A mon âge, c’est difficile de faire le voyage ici, mais je ne regrette jamais ces moments forts. » savoure celui qui a remporté 22 de ses 23 matchs dans cette compétition.
L’homme de 64 ans en a passé 40 dans le rôle d’entraîneur. Toujours dans le milieu universitaire. C’est pourtant un hasard qui a lancé sa carrière dans le coaching. « J’étais à l’université de Californie à Santa Barbara, mon entraîneur de tennis voulait devenir professeur, se souvient-il. Je l’ai remplacé pendant quelques semaines. Je n’ai plus jamais voulu faire autre chose. » Une révélation pour l’homme alors âgé de 24 ans. Mais plus que la performance, c’est l’aspect humain qui le passionne. 

« Entrainer, c’est quelque chose de spirituel »

Et c’est ce facteur qui compte le plus à ses yeux. Ce ne sont pas les futures grandes stars passées au sommet du tennis mondial qui l’ont marqué, mais des joueurs plus surprenants. « La passion qu’avaient Sam Querrey, Jim Courier ou Steve Johnson était incroyable. La passion peut illuminer les moments les plus sombres d’une histoire. » Une vraie leçon de vie. Et autour des courts, celui qui a été élu meilleur coach universitaire des Etats-Unis en 1987 s’extasie toujours autant devant la beauté du sport : « C’est ce qu’il y a de plus beau au monde. Dans les compétitions par équipe, les joueurs ne jouent pas pour eux, mais pour les autres. C’est incroyable d’avoir la force de se transcender pour quelqu’un d’autre. » Une force, mais également un levier. Quand un de ces joueurs est à bout de force, le sexagénaire sait trouver les mots justes pour le remobiliser. « Tu n’en peux peut-être plus, mais fais-le pour nous. » De la magie pour lui : un état d’esprit à entretenir et des relations à construire. « J’essaye d’être le plus proche possible de mes joueurs. » Un esprit qui a mené la Team USA en finale de ce tournoi.